La plongée en apnée

La pratique de la plongée en apnée a de fortes similitudes avec la plongée sous-marine. C’est d’ailleurs l’une de ces nombreuses formes. Nous dédions une page entière à cette activité puisque pour nous, elle mérite une attention particulière de part l’expérience qu’il faut pour savoir plongée en apnée, mais aussi par le fait que la plongée en apnée est l’une des formes les plus naturelle de plongée et la plus ancienne aussi.

C’est le meilleur moyen de se rapprocher des autres espèces aquatiques.

La plongée en apnée permet d’accéder à d’autres disciplines aquatiques telles que la photographie sous-marine, la chasse en apnée ou encore certaines compétitions sportives.

L’apnée est d’ailleurs classée parmi les sports extrêmes. On le comprend vite et vous le comprendrez aussi lorsque nous évoquerons les risques qu’elle comporte.

La plongée en apnée est la forme la plus naturelle de plongée, c’est aussi l’une des plus délicates à maîtriser. Il faut apprendre à gérer convenablement le dioxygène de notre corps.

Les éléments à maîtriser pour pratiquer une bonne apnée :

Sous l’eau, il est impératif d’être totalement relâché et d’avoir réalisé un vide mental pour amener à une concentration extrême et une consommation d’énergie réduite au minimum.

L’apnéiste va travailler sa concentration des heures ou mêmes des jours à l’avance. Il faut apprendre à gérer ses émotions comme par exemple le stress et le tract qui sont des facteurs d’épuisement mental et physique sous l’eau. Pour arriver à cette faculté de concentration et de relâchement, il faut apprendre des techniques respiratoires et les mettre en œuvres.

Les muscles d’un apnéiste doivent consommer une quantité d’énergie minimum. Pour cela, il faut apprendre à détendre ses muscles et à gérer leurs consommations d’énergie. La souplesse est un facteur important pour réussir à maîtriser ce point. La gestion de la respiration va une fois de plus permettre de gérer le besoin énergique des muscles.

Comme pour les muscles, les poumons seront souples et avec de l’entraînement, le volume d’air qu’ils peuvent contenir va augmenter. Ainsi, l’apnéiste obtient plus de stock d’air au fur et à mesure de ses sessions d’apnées ou d’aérobies.

Il va de soit que d’être un fumeur ne coïncide absolument pas avec la plongée en apnée puisque la consommation de tabac réduit le volume pulmonaire.

L’alimentation de l’apnéiste, comme l’ensemble des sportifs de haut niveau, doit être stricte. Et surtout, avant une plongée en apnée, il faut apporter des calories et beaucoup d’énergie au corps.

Cependant, il faut veiller à consommer des aliments très faciles et rapides à digérer puisque si le corps est en phase de digestion sous l’eau, la consommation de dioxygène sera trop forte. L’apnéiste ne pourra pas gérer et économiser suffisamment de dioxygène pour réaliser une belle apnée.

L’intestin est un très grand mangeur de dioxygène et surtout, il ne peut pas être géré par la concentration ou le mental. S’il est en marche, il possède son accès privilégié et casse totalement le travail de l’apnéiste.

C’est un réflexe naturel et présent sur l’ensemble des mammifères. Ce réflexe est découpé en trois étapes :

  • la bradycardie (diminution du rythme cardiaque)
  • la vasoconstriction périphérique (diminution de l’oxygène dans les membres et les muscles non-prioritaires)
  • l’érection pulmonaire (protection des organes contre la pression à forte profondeur)

Ce réflexe permet de faire de la plongée en apnée, chaque étapes permet de tenir plus longtemps sous l’eau.

Il faut tenir compte des contraintes extérieures (vent, températures de l’eau, courants froids ou chauds). Ces éléments vont directement impacter la réaction du corps et le réflexe d’immersion.

Par exemple, pour une apnée où l’eau deviendrait froide subitement. Si le plongeur n’y est pas préparé, alors son corps va immédiatement se crisper et consommer de l’énergie pour enclencher le réchauffement du corps. Cette action va subtilement changer la bradycardie et diminuer les temps sous l’eau de quelque centième de seconde.

C’est pourquoi, si le plongeur est mal préparé aux éléments physiques l’entourant, il n’arrivera pas à atteindre son objectif de temps sous l’eau.

Sous l’eau, la pression augmente tous les 10 mètres. Pour éviter que les tympans éclatent, l’apnéiste doit apprendre à oxygéner son oreille moyenne. Il existe différentes techniques pour pratiquer cette compensation :

  • la béance tubaire volontaire (bâillement ou mouvement de la mâchoire)
  • la manœuvre de Valsalva (souffler par le nez alors que celui-ci est bouché – attention technique dangeureuse si elle est trop vive)
  • la manœuvre de Frenzel (mouvement de la langue de l’arrière vers l’avant)

Entraînements à la plongée en apnée

Nous ne sommes pas égaux concernant l’apnée, certains y parviennent beaucoup plus facilement que d’autre, mais rassurez-vous, l’apnée se travaille. Avec de l’entraînement on peut tous espérer atteindre des objectifs. Lisez notre article sur les records en apnée, vous verrez que c’est à raison de sacrifices et de travail que ces personnes en sont arrivés là.

L’apnéiste va travailler différents aspects afin de progresser.

Le transport et le stockage d'oxygène

Les apnéistes réalisent des travaux aérobics réguliers pour augmenter petit à petit les capacités de stockage d’air de leurs poumons.

La gestion du rythme cardiaque

Un entraînement cardio régulier est nécessaire pour augmenter la puissance des muscles, mais il permet aussi de tester, d’augmenter ou régler sa gestion du souffle et de la consommation d’oxygène.

Le mental et la souplesse

L’entraînement de la résistance et du relâchement mental est souvent travailler sur la terre ferme en pratiquant du yoga. Le yoga permet de ressentir ses muscles et d’apprendre à gérer le lâcher prise nécessaire à l plongée en apnée.

Les risques liés à la plongée en apnée

La plongée en apnée est considérée comme un sport extrême puisqu’elle comporte de nombreux risques. Lors de la descente ou de la remontée.

La syncope (évanouissement)

La syncope est l’un des risques les plus fréquents. Le corps se met en situation de détresse pour stopper toute activité et concentrer son énergie à reprendre de l’air. L’activité pulmonaire est la seule à fonctionner pour alimenter le corps lors d’une syncope.

Le problème de la syncope en apnée est l’inconscience. Le corps avale de l’eau et l’apnéiste meurt par noyade ou œdème pulmonaire.

La syncope se produit beaucoup plus fréquemment à la remontée. C’est lié à la pression qui diminue et le besoin en dioxygène du corps qui augmente.

Oedème aigu du poumon

Ce phénomène se produit si vous descendez trop profondément et trop vite. La cage thoracique va se comprimer et l’érection pulmonaire va compenser, mais pas éternellement.

L’entraînement régulier et une approche douce des profondeurs permettent de limiter ce risque.

Le barotraumatisme

Le barotraumatisme se produit pendant la descente. C’est également lié à la pression qui change au-delà des 10 mètres (passage de 1 à 2 bar, soit le double).

Le barotraumatisme créait des lésions sur le conduit auditif et peut percer le tympan.

Les formes de plongée en apnée

L'apnée sportive

L’apnée sportive est encadrée et il en existe plusieurs.

Il y a l’apnée statique qui demande un relâchement total et qui est la plus facile d’accès. La règle est de rester le plus longtemps possible la tête sous l’eau.

L’apnée dynamique, cette apnée est souvent réalisée par les nageurs occasionnels dans une piscine ou à la mer. Le principe est de parcourir une distance à l’horizontale sous l’eau. Elle est aussi pratiquée en compétition, sous forme de course contre la montre ou face à d’autres compétiteurs. Le demi-fond est une succession de longueurs de bassin définie. Les temps de récupération entre chaque longueur sont gérés par le compétiteur. Le but étant d’avoir le plus petit temps à la fin pour remporter la manche.

Les compétitions les plus remarquables et qui nécessite le plus d’entraînement sont les apnées en profondeur. Les apnées profondes sont découpées en plusieurs types et genre :

  • L’apnée poids constant : le but est de plonger le plus profond possible, à la seule force des bras et du mouvement des jambes. Cette apnée peut être tentée avec ou sans l’assistance de palmes.
  • L’apnée poids variable : comme pour l’apnée à poids constant, l’idée est de plonger et d’atteindre un point plus profond que l’adversaire. Ici le plongeur apnéiste est assisté d’un leste qu’il va gérer pour descendre et remonter. La remontée se fait manuellement par l’apnéiste.
  • L’apnée en immersion : l’apnéiste descend et tente d’atteindre la distance la plus profonde. La descente et la remontée s’effectue à l’aide d’un câble et uniquement avec les bras.
  • L’apnée extrême : C’est par ce type d’apnée que les records de profondeur sont atteints. Le plongeur apnéiste est lourdement lesté pendant la descente. Il peut gérer sa descente par un frein. La remontée s’effectue avec l’assistance d’un ballon que le plongeur va remplir d’air pour lui permettre de remonter plus rapidement.

L'apnée en loisir

L’apnée peut aussi être pratiquée en loisir simple. Le plus important est de ne jamais pratiquer l’apnée seul. Bien souvent, on commence par de l’apnée en loisir statique dans un bassin puis on peut s’essayer à faire des longueurs sous l’eau. La plongée en apnée avec palmes et tuba est le principal loisir lié à la plongée en apnée. Elle est très pratiquée par les vacanciers.

Par exemple, lors de sortie en bateau pour longer le littoral ou découvrir des spots particuliers.On vous propose en plus de plonger pour découvrir des espèces ou voir les coraux.

La chasse sous-marine en apnée

La chasse sous-marine est considérée comme un sport nautique subaquatique. Le principe est simple et nous le détaillons plus particulièrement dans notre page sur la chasse sous-marine (foutre un lien interne).

La pêche sous-marine est une pratique de chasse, elle est généralement effectuée en apnée et sans assistance matérielle. Il existe certains pays où il est interdit de pécher en apnée. Comme en (trouver les pays).

La chasse sous-marine en apnée a été l’une des premières formes de plongée. Certains spécialistes indiquent même qu’elle était déjà pratiquer par les Hommes pré-historiques nomades qui plongeaient pour cueillir des crustacés. L’évolution a amenée la création de matériel de pêche aquatique comme les lances ou les harpons.

Le scooter sous-marin et la plongée en apnée

Le scooter sous-marin est directement lié à l’apnée. Ils sont utilisés pour les entraînements intensifs et aussi par les vidéastes qui accompagnent le plongeur dans la descente en apnée. Il permet de soulager et maximiser la concentration de l’apnéiste lorsqu’il veut progresser en profondeur et axer ces entrainements sur des parties spécifiques de sa descente.

Certains pratique aussi l’apnée accompagnée d’un propulseur pour parcourir toujours plus de surface sous l’eau. Cette fois-ci, le scooter est un accessoire de confort. Les meilleurs scooter sous-marin pour l’apnée sont présentés sur notre site et c’est un très bon outils pour accompagner vos sorties sous marines, surtout dans les fonds peu profonds.

Les petites infos sur l'apnée

  • On survit aussi longtemps sans oxygène sous l'eau qu'en dehors de l'eau
  • Les bébés sont d'excellents apnéistes
  • L'apnée est un sport à haut risque
  • Le record de profondeur est détenu par l'autrichien Herbet Nitsch : 214 m